91 cols bornés. 5 634 km d'itinéraires balisés. Et des routes qui grimpent jusqu'à 2 764 m d'altitude. La Savoie Mont Blanc, c'est l'un des territoires les plus denses d'Europe pour le vélo de montagne.
Que vous soyez à l'aise sur les longs cols ou que vous cherchiez une première ascension alpine, il y a forcément un col à votre mesure ici. Les profils varient beaucoup : pentes régulières, lacets serrés, routes isolées ou passages emblématiques du Tour de France.
Voici les cols incontournables pour préparer votre séjour à vélo en Savoie.
Le Galibier, c'est la référence absolue. Régulièrement au programme du Tour de France, il s'attaque depuis la vallée de la Maurienne avec une ascension longue et exigeante. Au sommet, le panorama sur les Écrins et la Meije est net et large.
Départ depuis Saint-Jean-de-Maurienne. 29 km, 1 521 m de dénivelé, pente moyenne à 5,2 %. À l'arrivée, les Aiguilles d'Arves se découpent sur le ciel. C'est l'un des cols les plus beaux visuellement de toute la Savoie.
Le plus haut col routier des Alpes. Il relie la Maurienne à la Tarentaise et traverse le Parc national de la Vanoise. La vue sur les glaciers au sommet est à couper le souffle. Prévoir une tenue chaude même en plein été.
Pentes exigeantes, descente vertigineuse côté Tarentaise, et une vue sur le Mont Blanc quand le ciel est dégagé. La Madeleine demande du respect sur la descente. C'est l'un des cols qui ne pardonne pas l'inattention.
Départ depuis Bourg-Saint-Maurice. 19,6 km pour 1 267 m de dénivelé, pente moyenne à 6,5 %. Le lac de Roselend aux eaux turquoise attend au sommet. Un col moins connu que le Galibier, mais tout aussi beau.
Aussi depuis Bourg-Saint-Maurice. 30 km, 1 400 m de dénivelé, 5 % de pente moyenne. Ce col frontalier ouvre sur la Vallée d'Aoste côté italien, avec une vue imprenable sur le Mont Blanc versant sud. Un col transfrontalier à part entière.
Le col du Glandon (1 924 m) part de Saint-Étienne-de-Cuines. 21 km, 1 462 m de dénivelé, 7 % de pente moyenne. Les alpages sont préservés, les routes quasi désertes, et vous pouvez l'enchaîner avec la Croix de Fer depuis le sommet.
Ces cols moins courus sont souvent ceux que les cyclistes aguerris préfèrent. Moins de monde, décor intact, et la satisfaction d'un itinéraire qu'on ne voit pas partout.
Pour ceux qui veulent explorer sans minutage ni pression, le programme Haute-Savoie au Sommet réserve chaque mardi matin (9h à 12h) un col exclusivement aux cyclistes. Pas de dossard, pas de classement. Juste la route.
Les cols savoyards s'ouvrent généralement de juin à octobre selon la météo. Avant fin juin et après mi-septembre, renseignez-vous sur l'état des routes : la neige peut bloquer certains cols jusqu'à tard au printemps.
Emportez toujours un coupe-vent. Les sommets à 2 000 m et plus refroidissent vite, même par beau temps. Et une bonne paire de jambières pour les descentes longues.
La Route des Grandes Alpes® relie plusieurs de ces cols en itinéraire continu. Un format en étapes, accessible aux cyclistes de tous niveaux selon le rythme choisi.
Club avec vue imprenable sur le Mont Blanc, au cœur du Parc National de la Vanoise
Belambra tient deux adresses aux Arcs. L'Hôtel du Golf à Arc 1800, club 5 étoiles, propose des chambres avec vue sur le Mont Blanc et une restauration complète : buffet, brasserie, restaurant thématique Le Mont Blanc. L'Aiguille Rouge à Arc 2000 mise sur l'essentiel avec un esprit club montagne, des chambres pour 3 à 6 personnes et plusieurs formules pension. Deux ambiances, deux altitudes. Pour les cyclistes qui veulent poser les sacoches sans chercher midi à quatorze heures, c'est une base solide avant d'attaquer les cols savoyards.
Le territoire Savoie Mont Blanc compte aussi 350 km de véloroutes et voies vertes, et 2 686 km d'itinéraires VTT balisés. Si vous voyagez en famille ou avec des cyclistes moins aguerris, il y a de quoi faire sans forcément attaquer les grands cols.
Les balades autour du lac de Roselend, les pistes VTT autour des stations, ou encore les voies vertes en fond de vallée sont des alternatives solides pour profiter du massif à un rythme différent.
Les villages savoyards en chemin valent aussi le détour : spécialités locales, producteurs, marchés d'été. Une ascension avec une pause fromage au retour, c'est un programme honnête.
Les cols les plus emblématiques de Savoie à vélo sont le col du Galibier (2 642 m), le col de l'Iseran (2 764 m), le col de la Madeleine (1 993 m), le col de la Croix de Fer (2 067 m) et le Cormet de Roselend (1 968 m). Ces cols ont tous été au programme du Tour de France ou sont réputés dans le monde du cyclisme pour leurs profils exigeants et leurs panoramas alpins.
Le col du Galibier s'attaque depuis la vallée de la Maurienne avec une ascension longue et progressive. Les pourcentages varient selon le versant, avec des passages régulièrement au-dessus de 7 à 8 % sur les sections les plus raides. C'est l'un des cols les plus longs et les plus exigeants de Savoie, réservé aux cyclistes avec une bonne condition physique et une pratique régulière de l'ascension alpine.
Le col de la Croix de Fer part de Saint-Jean-de-Maurienne sur 29 km avec 1 521 m de dénivelé et une pente moyenne de 5,2 %. Pour le préparer correctement : avoir déjà réalisé des ascensions de 800 à 1 000 m de dénivelé en guise d'entraînement, prévoir un développement adapté (compact ou triple plateau selon le niveau), emporter un coupe-vent pour la descente, et planifier le départ tôt le matin pour éviter la chaleur en montée et les orages d'après-midi fréquents en été.
La fenêtre idéale se situe entre mi-juin et fin septembre. Les grands cols comme l'Iseran ou le Galibier peuvent rester enneigés jusqu'en juin certaines années. En juillet et août, les routes sont ouvertes et les conditions généralement bonnes, mais la fréquentation est plus forte. Septembre offre souvent les meilleures conditions : températures plus fraîches, moins de circulation, et lumière d'automne sur les alpages. Avant de partir, vérifiez l'état des routes auprès des services routiers du département.
Bourg-Saint-Maurice est un point de départ idéal pour deux cols majeurs : le Cormet de Roselend (19,6 km, 1 267 m de dénivelé, 6,5 % de pente moyenne) qui mène au lac de Roselend aux eaux turquoise, et le col du Petit Saint-Bernard (30 km, 1 400 m de dénivelé, 5 % de pente moyenne) qui traverse la frontière italienne vers la Vallée d'Aoste avec une vue directe sur le Mont Blanc versant sud. Les deux cols sont praticables de juin à octobre selon la météo.