Ici, la mer n'est pas un décor. C'est une économie, une tradition, une façon de vivre depuis les années 1830.
Le Grau du Roi doit son nom au grau, ce passage en occitan entre la mer et l'étang. Les premiers habitants étaient des pêcheurs italiens installés sur les bords du chenal. Leurs descendants tiennent encore des étals à même les quais, rive gauche et rive droite, tous les matins de l'année.
À Port Camargue, près de la Capitainerie, un étal ouvre le samedi matin et, à partir de mi-juin, les lundi, mercredi et samedi. Vous y trouvez les poissons pêchés en Méditerranée la veille : dorade, loup, espadon, thon, poulpe, coquillages, crustacés. Et les tellines, petites palourdes locales qu'on ne trouve guère ailleurs.
Chaque port a son plat. La bouillabaisse à Marseille, la crêpe en Bretagne. Au Grau du Roi, c'est la rouille graulenne.
La recette se transmet de génération en génération, sans prétention et sans chichi. Du poulpe pêché localement, cuit à l'eau jusqu'à être fondant. Des pommes de terre. Un aïoli généreux. C'est tout.
Ce plat dit quelque chose de l'esprit du coin : la simplicité et la convivialité méditerranéenne, sans esbroufe. Vous en trouverez dans plusieurs restaurants du Grau du Roi, le Palangre, le Spinaker, l'Amarette, chez Pape Frezal, l'Aquarium ou le Provençal, pour ne citer que quelques adresses bien ancrées dans le secteur.
Au Grau du Roi comme à Port Camargue, les restaurants spécialisés en poissons, coquillages et crustacés sont nombreux. Pas besoin de chercher longtemps.
La plupart proposent des plateaux de fruits de mer à partager, des poissons grillés à la plancha, et des plats de pêcheur cuisinés à l'ancienne. Les formules démarrent à partir de 14 € environ (prix indicatif, susceptible d'évoluer selon les adresses et les saisons).
À La Grande Motte, dans la continuité du secteur, plusieurs tables sont reconnues pour leurs fruits de mer. Coquillages Bouchet y affiche une note de 4,6/5 sur plus de 544 avis sur TripAdvisor, ce qui donne une idée du niveau général.
Le taureau de Camargue a une AOP. Et un plat à sa hauteur : la gardiane de taureau camargue.
Ce mijoté long et patient cuit la viande au vin rouge avec des épices et des herbes. L'origine est liée aux gardians des manades, ces éleveurs à cheval qui surveillaient les troupeaux dans les marais. Le résultat dans l'assiette est une viande fondante, avec un jus dense et une odeur qui colle à la mémoire.
La Camargue est classée Site remarquable du Goût pour ce plat. Vous le trouverez dans plusieurs tables locales, souvent en plat du jour ou en formule hiver.
La Camargue produit bien plus que ce qu'on met dans une assiette de poisson.
Le riz camarguais est cultivé dans les rizières entre mer et étang depuis des décennies. Il accompagne la gardiane, les plats mijotés, et se mange aussi seul avec un filet d'huile d'olive et quelques herbes. Rond, légèrement collant, avec un goût discret : rien à voir avec un riz long ordinaire.
La fleur de sel de Camargue se récolte à la main dans les salins, entre juin et septembre. C'est la couche la plus fine qui se forme à la surface des bassins par temps chaud et venteux. Les saliculteurs la récoltent le soir, une fois que le soleil a fait son travail.
Et pour finir sur quelque chose de sucré : la fougasse d'Aigues-Mortes. Ce dessert est mentionné dans les archives dès 1653, sous le nom de fouasse. Une pâte levée proche de la brioche, parfumée à la fleur d'oranger, beurrée, saupoudrée de sucre. On en trouve dans les boulangeries d'Aigues-Mortes, à 15 minutes du Grau du Roi.
À deux pas du Grau du Roi et des saveurs camarguaises, le club Belambra La Grande Motte "Le Ponant" s'étend sur 18 hectares boisés, entièrement piétons, au bord de la lagune du Ponant. Les hébergements, bungalows et appartements en gamme Classique ou Premium, accueillent de 2 à 7 personnes avec terrasse et climatisation. Côté table, le restaurant buffet et le bar Soléa au bord de la piscine tiennent bien la route. Les enfants ont leurs clubs dédiés : payant et sous réservation de 4 mois à 35 mois, puis gratuit de 3 à 17 ans. Kayak, paddle et padel complètent le tableau.
Le Languedoc-Roussillon produit des vins à quelques kilomètres des assiettes camarguaises. Côté blanc, un picpoul de Pinet tient très bien face aux fruits de mer : sec, minéral, avec une acidité qui nettoie le palais entre chaque coquillage.
Pour la gardiane de taureau, un rouge du Gard ou un Costières de Nîmes convient bien. Ces vins sont produits sur des terroirs proches, avec des cépages comme le grenache ou la syrah qui tiennent tête à la viande mijotée.
Les caves locales du Grau du Roi et des environs proposent des bouteilles à des tarifs accessibles (à partir de quelques euros la bouteille, prix indicatif). Un bon moyen de rester dans le terroir du début à la fin du repas.
La Camargue a un terroir complet. Côté mer, les poissons pêchés en Méditerranée (dorade, loup, thon), les coquillages, les crustacés et les tellines. Côté terre, la viande de taureau camargue (AOP), le riz camarguais, la fleur de sel de Camargue récoltée à la main, et l'huile d'olive des oliviers de la région. Et pour le sucré, la fougasse d'Aigues-Mortes, une brioche à la fleur d'oranger dont la recette remonte à 1653.
La rouille graulenne est le plat emblématique du Grau du Roi, transmis de génération en génération. La recette repose sur 3 ingrédients : du poulpe pêché localement, cuit longuement à l'eau jusqu'à être fondant, des pommes de terre, et un aïoli. C'est un plat de pêcheur, simple et généreux, qui se partage facilement en famille ou entre amis. Plusieurs restaurants du Grau du Roi le proposent à leur carte.
La gardiane de taureau camargue est un mijoté à base de viande de taureau AOP de Camargue, cuite lentement au vin rouge avec des herbes et des épices. Ce plat est lié à la tradition des gardians, les éleveurs à cheval des manades camarguaises. La Camargue est classée Site remarquable du Goût pour ce plat. La cuisson longue donne une viande très tendre et un jus concentré. Il se marie bien avec le riz de Camargue.
La fleur de sel de Camargue est la couche la plus fine de sel qui se forme à la surface des bassins salants par temps chaud et sec. Les saliculteurs la récoltent à la main, en général le soir entre juin et septembre. C'est un sel non raffiné, avec une texture légèrement humide et un goût délicat. Elle se consomme crue, pour finir un plat, jamais en cuisson. Les salins de la région du Grau du Roi et d'Aigues-Mortes en produisent une quantité significative chaque année.
Les étals de pêcheurs sont ouverts à même les quais, rive gauche et rive droite du canal, tous les matins de l'année. À Port Camargue, près de la Capitainerie, un étal est ouvert le samedi matin et, à partir de mi-juin, les lundi, mercredi et samedi matin. Vous y trouvez les poissons et fruits de mer pêchés en Méditerranée. Pour le sel de Camargue, la fleur de sel et le riz camarguais, les marchés locaux et les boutiques de producteurs dans le secteur d'Aigues-Mortes sont les meilleures options.